N° 4 Cdos jusqu'à Troop 1 incluse
Trahis par une république socialiste qui a encouragé par une attitude démagogique suicidaire le réarmement d 'une Allemagne nazie revancharde, vaincus par une puissante armée supérieurement entraînée et commandée par de jeunes chefs capables et résolus, quelques hommes ont rejoint les rangs de FFL et des FNFL.
La France est envahie, ils ont été humiliés, mais ce ne sont pas des esclaves, c'est une petite poignée d'hommes qui va continuer le combat. Par tous les moyens ils vont rejoindre l'Angleterre, se mettre au service du seul homme qui incarne la France et l'honneur: le Général de Gaulle.

D'une seule voix, pour une France libre, ils ont tous répondu à cet appel et débarqué ce 6 Juin à Ouistreham
Sur une proposition du Lt Col Dudley CLARK, Sir Wiston CHURCHILL "invente" le mot "COMMANDO" qui lui rappelle les groupes montés de la guerre du Transvaal.
C'est au fameux camp d'Achnacarry, en Écosse, que ces hommes subiront le "Basic Training" qui fera d'eux, non pas des soldats, mais des COMMANDOS.
Et souvenez-vous, lecteurs:" D-DAY 6 OF JUNE 1944" ils ne furent que 177 français à débarquer sur leur sol natal avec comme seul objectif: la victoire.


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Insigne général FNFL Badge commando Le fanion
dit"Le Perchoir"




Insigne de bras FNFL Patch brodé Patch de brevet commando Tittle d'épaule "Free French"
porté sur le bras droit

Tittle d'épaule

Ce patch original ayant appartenu à René GOUJON fait partie d'une petite série brodée à la main par les élèves de l'école primaire de Saint Pierre et Miquelon. Ces insignes étaient destinés aux premiers matelots de la France Libre ayant rallié le territoire. Ce patch brodé fut porté par la 1ère Cie FMC du LT KIEFFER à sa création. Il était cousu sur la manche droite du blouson de battle-dress juste sous le tittle"Commando". Quand le premier bataillon, 1er BFMC, fut doté du fameux béret vert, cet insigne fut cousu sur le côté gauche en tant qu'insigne de béret. Il fut conservé jusqu'au moment où fut remis officiellement, en Mai 1944, le Cap-badge en métal de couleur bronze dessiné par le caporal Maurice CHAUVET à la demande de l'amiral MUSELIER.
Vous allez découvrir ces hommes qui ont refusé la défaite, se sont battus contre l'envahisseur et qui, le 06 06 1944 ont débarqué à Ouistreham pour libérer la France. Pour en arriver là, de grands chefs se sont illustrés et leur ont tracé la voie à suivre, qui ne pouvait passer que par le chemin de l'honneur et de la victoire.

Fanion du 1er B F M C

Projet du badge commando qui a été refusé. La forme de l'écu du badge n'est pas la même, c'est dû au fait que le badge du 4 est moins haut de 5m/m que celui des commandos et le pointu est beaucoup mieux arrondi... Tout simplement parce que M. Chauvet l'a dessiné sur un coin de table avec comme seul instrument pour faire les arrondis et la pointe, le bord d'une assiette alu retournée sur le papier.

Vous savez sans doute que l'étoile placée à droite du bandeau est le retour à l'insigne d'origine qui comportait (une ancre) pour la marine et une (étoile) pour les corps francs. Ce détail fut supprimé par ordre de l'amiral d'Argenlieu qui y voyait un mythe des USA ou d'URSS. Bien sincèrement: Maurice CHAUVET

Projet retenu

Le Colonel Charles VAUGHAN à qui fut confié l'entraînement des commandos à Achnaccary - Badge: 366, badge bis: 390

Brigadier Général Lord Lovat, commandant du 1 er S S B ( N° 3 commando, N° 4 commando, N° 6 commando, N° 45 Royal Marines - Badge: 350

Philippe Kieffer ( Capitaine de Corvette ) ( Major) commandant le 1 er B F M C, dépendant du 1 er S S B ,et sa stèle - Badge 1, badge bis: 341

KIEFFER en tenue de marin
Bien avant le Jour J, ils se sont battus:
Opération "Jubilée"
- Dieppe le 19 08 1942, 1200 tués, 2500 prisoniers. Refus des français de découdre la bande "France" sur leur uniforme et en dépit des ordres ils conserveront les bérets à la place des casques.
( They came one morning of august 1942) - Ils sont venus un matin d'Août 1942 -
15 français y participent:

L/T VOURCH Francis - Badge 05, badge bis: 208 - Mle 5608 FN 40 - ( CG avec étoile de vermeil)

S/M DUMENOIR Raymond - Badge 07 - Mle 736 FN 40 - ( CG avec étoile de bronze)

Mt BORETTINI

JEAN G

LOVERINI Gabriel - Mle 3201 FN 40 - Badge 286 - ( CG avec étoile de bronze)

C/PL SIMON Jean - Badge 06 - Mle 37 FN 40 - (CG avec étoile de bronze)

C/PL TANNIOU Pierre - Badge 04 - Mle 5235 FN 40 - (CG avec étoile d'argent)

S/M MOUTAILLIER SERGE - (Tué le 19 08 1942 Berneval - Raid sur Dieppe, abattu par un allemand alors qu'il était blessé)
École des fusiliers marins, cours de BE, 252 ème session du 04 06 1992 au 04 10 1992, cours MOUTAILLIER. Citation à l'ordre de la marine en Grande Bretagne à titre posthume au S/M MOUTAILLIER Serge de la 1 ère compagnie des fusiliers marins commandos. A fait preuve le 19 08 1942 des plus belles qualités de courage, de cran et de dévouement après que son convoi eût été attaqué par des vedettes rapides allemandes et après avoir participé avec un groupe allié à deux tentatives de débarquement repoussées par un feu meurtrier, a disparu au moment où il se portait à nouveau vers la plage sous un feu très dur, son embarcation ayant été touchée par un obus ennemi. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec étoile d'argent et la concession de la médaille militaire à titre posthume. PCC le C/F SIDO commandant l'école des fusiliers marins.

de VANDELAAR R - ( ex légionnaire)

CÉSAR Maurice - (Ex légionnaire)- (Prisonnier puis évadé)

ERRARD J

C/PL ROPERT Georges - Badge 19 - Mle: 422 FN 42

S/M BALLOCHE François - (Premier français à obtenir la Military Médal) - Mle 4900 FN 40 -

S/M RABOUHANS Raymond - (CG )

TAVERNIER - (CG )
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- Deux raids coup de main en Seine -Maritime avec le n° 12 commando du S B S ( Spécial Boat Section)

Sgt BOCCADOR Pierre Jean - Badge 18 - Mle: 606 FN 42

C/PL CASALONGA Laurent - Badge 13, badge bis: 201 - Mle 429 FN 42 - ( CG avec étoile de bronze )
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Raid de Saint-Valéry en Caux - 26 et 27 Décembre - Hardtack 4
Participants: L/T SMITH, S/G BARRY, des hommes du N° 12 commando + GRISPIN Félix


L/CPL GRINSPIN Félix ( GRISPIN ) - Mle: 508 FN 43 - Badge 121 - Accompagna un groupe anglais à St Valéry-en-Caux

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RAID de GRAVELINES NOËL 1943
Opération Hardtack 11, avec des coxwains et radios anglais.
24-25 décembre 1943, Graveline (Nord) :
L'équipe de l'officier des équipages Wallerand est en train d'opérer à travers les lignes allemandes.
Elle se compose du second-maître Caron, de Meunier, Pourcelot, Navrault et Madec.
Ils ne sont qu'à trente kilomètres de Dunkerque où, il y a trois ans, l'aventure commençait.
La mission est remplie et l'équipe, qui se trouve à l'intérieur des terres, revient sur la plage pour repartir en doris. Plus loin, au large, la vedette attend en silence.
Mauvaise surprise !
Le doris est rempli d'eau.
Aucun moyen, ni le temps d'ailleurs, d'écoper.
Les hommes tentent de pousser l'embarcation, mais au bout de quelques mètres, elle coule. “Il faut pourtant ramener le renseignement à tout prix, dit Wallerand, faites signe à la vedette de se rapprocher”.
La vedette amorce la manœuvre, mais ne peut se rapprocher à plus de cinq cents mètres.
C'est déjà risqué dans ces parages où les bancs de sable foisonnent.
Mais il ne faut pas en rester là, Wallerand décide brusquement de se mettre à l'eau et de nager jusqu'à la vedette.
A cette époque de l'année, l'eau est glaciale.
Il fonce quand même, suivi du regard par ses compagnons d'infortune.
Ils distinguent à peine ce point mobile qui s'éloigne. Il n'est plus loin de la vedette lorsque, brusquement, il coule à pic.
Nul ne peut réussir où Wallerand, pourtant doué d'une force physique et d'une volonté peu communes, vient d'échouer.
La vedette ne peut plus attendre et, devant les gars épuisés, s'éloigne vers l'Angleterre.
Caron prend aussitôt le commandement de l'équipe, mais ils sont contraints de se séparer.
Caron originaire du Nord, retrouve vite sa famille, s'y cache puis entre dans la Résistance.
Meunier, capturé par les Allemands, torturé, sera condamné à mort.
La libération de Paris lui sauvera la vie… une jeep des commandos réussit à le récupérer.
Il reprend place aussitôt dans les rangs.
Madec, parti seul pour la Bretagne, s'est débarrassé de sa grosse veste et de son béret vert.
En outre, il a décousu les poches plaquées de son battle-dress.
C'est ainsi qu'il débarque à Paris, gare du Nord.
Empruntant le métro, il traverse la capitale sans que personne ne s'inquiète de sa condition.
Il sera sans doute le seul à avoir traversé Paris occupé sous l'uniforme anglais, sans être remarqué.
Il parvient à rejoindre le maquis breton où, pendant sept mois, il va diriger l'instruction avec le grade d'adjudant. Les parachutages procurent la plupart du temps des armes anglaises.
Madec les connaît à la perfection et, lorsqu'arrivera la libération, ses hommes seront prêts aux combats.
Quant à Navrault et Pourcelot, restés ensemble, ils sont descendus vers Hazebrouck en quête d'un refuge. Arrivés dans une ferme, ils demandent aux fermiers de se reposer chez eux, même dans une grange…
Ceux-ci leur refusent l'hospitalité !
Les commandos trouveront plus loin une hutte à moitié démolie et s'y écrouleront, à bout de force.
Le lendemain, ayant réussi à se procurer des vêtements civils, ils vont se séparer.
Pourcelot se dirige vers l'est et rejoint un maquis dans les Vosges.
Néanmoins, il n'y parviendra qu'après des aventures tumultueuses.
Récupéré par une filière d'évasion d'aviateurs alliés, Pourcelot sera arrêté lors d'un contrôle de police à la Porte d'Italie (Paris XIIIème).
Envoyé à la prison de la Santé, puis à celle de Fresnes, il ne va heureusement pas être identifié comme commando, mais en tant que passeur ou convoyeur…
Deux Anglais, des radios, qui l'accompagnaient, seront fusillés.
Quelques temps plus tard, Pourcelot réussira à s'évader.
Navrault réussira à rallier le maquis de Raphanel, dans le Puy-de-Dôme, au sein duquel il servira avec le grade de capitaine.
Tous reviendront aux Commandos après la libération de Paris, afin de participer aux dernières opérations de guerre.

- M/T WALLERAND Pierre - Mle: 267 FN 43 - Badge: 47 - (Mort par noyade le 25 12 1943 à Gravelines)

CARON


Cpl MADEC Joseph. Badge 52 - Mle: 14505 FN 43 - (Disparu)


MEUNIER Albert - Badge 51 - Mle: 1587 FN 40 - (Disparu)






Cpl/ NAVRAULT René - Badge 50 - Mle: 588 FN 42

POURCELOT Gaston - Badge 122 - Mle: 621 FN 43 - Fait prisonnier et interné dans un camp de concentration en Allemagne
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RAIDS à ÉTRETAT
En août et septembre 1943, ce furent les premiers raids de sondage avec le 12e Commando à Etretat, Saint-Pierre-en-Port et Valleuse-du-Cure. En décembre, ce fut une nouvelle série de raids et de patrouilles en pays occupés.
Ne purent parvenir au sommet de la falaise, parvinrent à rejoindre les MTB

L/T PINELLI Jean - Badge 02 - Mle 994 FN 40 - ( CG avec étoile de vermeil)

L/cpl ALLAIN André. Badge 21 - Mle: 2396 FN 42

L/cpl GUILLOU Guillaume - Badge 49 - Mle: 215 FN 43

S/gt LANTERNIER Louis. Badge 09 - Mle 1578 FN 40 - ( CG avec étoile de vermeil)

L/Cpl ROLLIN Paul - Badge 120 - Mle 492 FN 43 - ( CG avec étoile de bronze)
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RAID sur QUINEVILLE 26 et 27 - HARDTACK 21
"Le 26 décembre, l'officier des équipages Francis Vourch et six hommes sont débarqués à Biville, près de Saint-Marcouf, pour tâter la défense des plages où l'on débarquera dans six mois. L'opération réussit parfaitement, Vourch rapporte des échantillons d'armes et de pièges, il est récompensé par la Military Cross.
- ( coordonnées d'un champ de mines et échantillon de barrière belge)

L/T VOURCH Françis - Badge 05 - Mle 5608 FN 40 - ( CG avec étoile de vermeil)

C/PL GANNAT Marcel. Badge 86 - Mle 14803 FN 43 - (CG avec étoile de vermeil)

L/CPL LAOT Guy. Badge 90 - Mle 10899 FN 40 - (CG avec étoile de vermeil)

S/GT Major KLOPFENSTEIN Frédéric. Badge 67 - Mle 4810 FN 40 - ( CG avec étoile de vermeil)

L/SGT - MOAL Jean - Badge 113 - Mle: 14511 FN 43

L/SGT - PAILLET Georges - Badge 80 - Mle: 10655 FN 40

SGT - MESSANOT Georges - Badge 71, badge bis: 338 - Mle: 10140 FN 42

L/Cpl - BALLARO Noël - Badge : 89 - Mle: 10046 FN 41

BASCOURLERGUE Armand - Badge 93 - Mle: 10319 FN 42



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RAID sur JERSEY 25 et 26 Décembre - ( contacts avec des civils)

Cne AYTON - (Anglais) - (Blessé mortellement)

2d L/T HULOT Léopold. Badge 64 - Mle 54759 T - (CG avec étoile de vermeil)

S/GT HOURCOURIGARAY Julien. Badge 114 - Mle 3712 FN 40 - (CG avec étoile de vermeil)

LE HALPER

L/CPL MESSANOT Georges. Badge 71 - Mle 10410 FN 42 - ( Military Médal)

C/PL - ROUX Robert - Badge 81 - Mle 10453 FN 43 - ( CG avec étoile d'argent

CPL - LETANG Jean - Badge 105 - Mle: 10870 FN 40

SGT - SAERENS Robert - Badge: 72 - Mle: 10839 FN 40 - (en recueil sur le M T B)



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RAID de SARK- Opération Hardtack 7


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En 1940, les îles anglo-normandes, sans aucune défense, étaient occupées par les Allemands aussitôt après la prise de Saint-Malo. Un raid exécuté sur l'île de Saark par des Commandos britanniques, dans la nuit du 3 au 4 octobre 1942, avait nettoyé l'îlot de sa garnison de cinq Allemands. Quatre des ennemis furent tués et le cinquième capturé et ramené prisonnier en Angleterre. Ce prisonnier se déboutonna entièrement à son arrivée en Grande-Bretagne. Les renseignements fournis par lui d'une façon claire et précise étaient d'une importance extrême et furent plus tard vérifiés. Il ne faisait aucun doute que ce sous-officier allemand avait une connaissance de certains secrets militaires allemands qui ne devaient appartenir qu'aux officiers supérieurs. Comment les avait-il eus ? Ceci nous importait peu. Il nous apprit entre autres choses que nos ennemis étaient décidés, coûte que coûte, à défendre énergiquement les îles anglo-normandes, et particulièrement Guernesey et Jersey. Il donna d'abondants détails sur la défense et la garnison de Jersey, tant au point de vue naval que militaire. Avec l'aide des falaises naturelles et abruptes qui entourent ces deux îles, et particulièrement Jersey, les Allemands avaient construit des fortifications redoutables sur les rares coins de la côte qui auraient pu éventuellement, par la nature même du terrain, offrir une chance de débarquement aux alliés. Une garnison d'élite d'environ dix mille hommes, soit un quart de la population présente dans l'île, tenait cette forteresse de cent seize kilomètres carrés. L'artillerie était puissante et bien commandée, deux escadrilles de chasseurs protégeaient le ciel et servaient souvent à intercepter les bombardiers britanniques revenant de mission au-dessus du continent. Enfin, deux des meilleures flottilles de E. Boats patrouillaient de jour et de nuit les eaux territoriales de ces deux îles. Le prisonnier avait en outre confessé que des triples rangées de barbelés entouraient le haut des falaises où étaient dispersés des champs de mines.
Une opération fut décidée, à la fin de décembre 1943, sur Jersey, pour vérifier ces renseignements et tâter un peu le mordant de l'ennemi. Elle fut confiée à une équipe mixte de commandos britanniques et français commandés par un capitaine britannique, ayant pour second le sous-lieutenant Hulot, le plus jeune des officiers des Bérets verts français, vraie armoire à glace, âgé à peine de vingt ans, échappé de France, et qui avait rejoint l'Angleterre neuf mois plus tôt, en passant par les ignobles affronts et les souffrances terribles des prisons espagnoles. Le problème capital de la réussite du raid était le choix du point de débarquement. L'élément de surprise dans ce raid jouait aussi une part importante, il ne restait d'autre alternative que de faire face à une escalade de falaise, en choisissant un des points les plus accessibles et les moins hauts. Une étude approfondie de photos aériennes, appuyées par le témoignage du capitaine anglais qui connaissait très bien l'île, fixa le choix pour le débarquement dans une petite anse de la côte Est, à quelques kilomètres au-dessus du minuscule port de Gorey. Les photos aériennes laissaient supposer l'existence, en cet endroit, de plusieurs failles dans la falaise de granit qui rendraient l'escalade beaucoup plus aisée.
Le départ eut lieu de Darmouth dans la soirée du 25, date la plus propice en décembre pour la conjugaison parfaite des deux éléments essentiels à la réussite du raid : temps et marée. Le trajet étant un peu plus long que d'habitude et la navigation dans ces parages sujette à beaucoup de précaution, la vedette rapide de la Royal Navy fila vers l'objectif avec le crépuscule, escortée par deux autres vedettes lance-torpilles, chiens de garde, qui devaient en cas de rencontre de bâtiments ennemis servir de diversion et chercher le combat, afin de permettre à la vedette portant l'équipe des raideurs de s'échapper et continuer vers sa mission.
Était-ce la conséquence d'une nuit d'orgies, la veille de la Noël, qui avait retenu au port la flottille des vedettes allemandes ? Le fait est qu'aucune rencontre désagréable n'eut lieu jusqu'au but.
Le doris débarqua dans l'anse l'équipe des Commandos qui escaladaient bientôt le haut de la falaise, aidés en fait dans leur tâche par les failles signalées dans les photos aériennes. Les barbelés qui se trouvaient presque au ras du sommet de la falaise, après avoir subi l'examen du détecteur de mines, furent cisaillés, et le groupe, précédé par son détecteur et le capitaine anglais, se mit à progresser prudemment à une vitesse ne dépassant pas deux mètres à la minute. Une masse sombre et carrée prit bientôt forme dans le gouffre noir de la nuit, ressemblant à une ferme. Arrêt du groupe. Le commandant décide de détacher Hulot et deux Commandos français pour effectuer une reconnaissance du bâtiment en question, qui se trouvait à quelques mètres seulement sur la droite. Le reste du groupe, composé du capitaine britannique et de trois Commandos, arrêta la progression pour couvrir de leurs armes automatiques le groupe Hulot durant sa visite à la ferme. Arrivé dans la cour de la ferme, comme rien ne bougeait, Hulot posta ses deux hommes pour garder les ouvertures et poussa doucement la poste principale qui s'ouvrit ; il jugea alors être dans le vestibule, car, en face de lui, il vit filtrer une raie de lumière pâle qui décelait une nouvelle porte. Le souffle coupé dans sa bouche entr'ouverte, pour éviter une respiration trop forte, il s'avança à pas de félin et se pencha longuement vers le trou de la serrure pour examiner l'intérieur de la pièce. Pas d'Allemands ! Un homme en tenue de fermier, assis à une table, semblait faire ses comptes à la lueur d'une bougie. Pas d'hésitation, Hulot se trouvait déjà à l'intérieur de la pièce, colt au poing et un doigt sur les lèvres. La porte était déjà refermée et Hulot au milieu de la pièce, quand le fermier leva la tête. Il ne bougea pas, figé devant ce colosse au visage noirci, le pistolet en main. Hulot était maintenant à quelques pas de lui et lui souffla : " Avez-vous des Boches ici ? " Sa figure se détendit immédiatement et, d'un geste de la main, fit signe que non. Se voyant bien compris par le fermier dont la plupart, à Jersey, sont d'origine bretonne, Hulot lui posa toutes sortes de questions sur les positions allemandes, les champs de mines et les patrouilles. Il répondit sans hésitation, semblant avoir des renseignements très précis. Il engagea cependant Hulot à être très prudent, lui signalant un poste allemand à environ quatre cents mètres derrière la ferme, et surtout un champ de mines qui ne devait pas être bien loin de l'endroit où se trouvaient ses camarades. Bourré de renseignements, notre jeune officier de commando, considérant sa tâche remplie, se retira à pas feutrés, non sans avoir serré les phalanges de son hôte forcé, qui, lui aussi, paraissait fort heureux de cette prise de contact. Il releva ses deux commandos, qui n'avaient rien à signaler, et rejoignit le capitaine anglais avec le second groupe. Allongé dans l'ombre près du capitaine britannique, il lui rendit compte brièvement de sa mission. Les renseignements rapportés par Hulot étant jugés suffisants, et inquiété par l'heure du retour proche et par des bruits suspects perçus pendant l'absence d'Hulot, l'officier britannique donna le signal du départ. Le mouvement de retour s'exécutait en bon ordre et nos commandos avaient déjà presque atteint le rebord de la falaise, quand, du côté opposé à la ferme, une sommation en allemand retentit dans la nuit, suivie tout de suite de plusieurs rafales de fusils-mitrailleurs. Le capitaine anglais avait été touché mortellement. Hulot prit le commandement et disposa en bonne position ses deux mitrailleuses dans les anfractuosités des rochers sur le haut de la falaise, avec ordre de contrebattre le feu ennemi chaque fois qu'il serait déclenché. Cependant, les Allemands ne semblaient pas vouloir avancer et se contentaient de lâcher des rafales de temps à autre, auxquelles répondaient les " brens " des commandos. Tout d'un coup, à une cinquantaine de mètres, entre les commandos et le tir ennemi, un éclatement de mine couvrit le bruit des armes automatiques, vraisemblablement provoqué par le tir des Allemands qui se trouvaient de l'autre côté du champ de mines. Le commando français Dignac était à son tour atteint d'un éclat en pleine poitrine et Le Floch blessé au pied. Entre temps, Hulot avait transporté le corps du capitaine britannique sur le bord de la falaise et l'avait descendu par une corde. Un à un, les deux Français blessés étaient descendus de la même façon et transportés dans le doris. Hulot et ses deux mitrailleurs, après de nouvelles et sauvages rafales dans la direction du feu ennemi, se laissèrent couler le long de la corde, au pied de la falaise, et rembarquèrent en vitesse dans le doris qui prit immédiatement la direction de la vedette qui attendait à deux milles en mer.
Au petit matin, le sous-lieutenant Hulot mettait pied à terre en Grande-Bretagne, ramenant le corps du capitaine anglais. Le commando Dignac ne survécut pas à sa blessure et mourut bravement sans une plainte. Hulot rendit compte en toute simplicité de sa mission et reçut une citation " inentionned in dispatches " pour le calme et la bravoure montrés dans l'accomplissement de sa mission.

L/T CONNIGHAL Ambrose Mac - (Anglais) - (Blessé)

S/GT BOCCADOR Pierre Jean. Badge 18 - Mle: 606 FN 42

DIGNAC André dit "Tarzan" - Badge 26 - Mle: 6286 FN 41 - N° 10 Cdo, - (Tué le 27 12 1943, éclat de mine dans le bas-ventre, cuisse à-demi sectionnée)
École des fusiliers marins, cours du C A T, 18 ème session du 03 06 au 22 11 2002, cours DIGNAC. Le contre-amiral LEMONNIER chef d'état-major général de la marine commandant les forces maritimes et aéronavales, cite à l'ordre du régiment à titre posthume le matelot André DIGNAC du 10 ème commando. Blessé au cours d'une patrouille dans les positions ennemies lors d'une opération de commandos effectuée entre le 20 12 1943 et le 03 01 1944, a fait preuve d'un grand courage et d'un bel esprit d'abnégation. Est mort de ses blessures le 27 12 1943 à l'île de Sark. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec étoile de bronze.
Le C/F de frégate, Pol Henri DESGRÉES du LOU commandant l'école des fusiliers marins.

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GAY Jacques - Badge: 132 - Mle: 733 FN 43

L/CPL LE FLOCH Maurice. Badge 40, badge bis: 302 - (Blessé à la poitrine)

L/CPL NICOT Joseph - Badge 42 - Mle: 5372 FN 41 - (Blessé)

PIZZICHINI Marius

L/CPL QUENTRIC Yves - Badge 58, badge bis: 210 - Mle: 213 FN 43

BELLAMY Robert - Badge 194 - Mle: 10037 FN 40 - Tué le 27 12 1943, a sauté sur une mine, éclat dans la nuque
École des fusiliers marins, cours de B E, 257 ème session, du 02 11 1993 au 08 05 1994, cours BELLAMY. Décret du 15 01 19?? concédant la médaille militaire à titre posthume au QM Fusilier BELLAMY Robert du 1 er BFMC. Engagé volontaire dans les forces françaises libres du Moyen-Orient, participa avec son unité aux combats de Bir Hakeim, son courage lui vaut d'être cité volontaire pour les commandos, son esprit de discipline, son caractère, sa modestie lui valurent la confiance et l'affection de tous. Au cours d'un raid de reconnaissance sur les îles Anglo-Normandes le 27 12 1943, a trouvé la mort alors qu'avec son groupe il traversait un champ de mines. Cette concession comporte la croix de guerre avec palme.
Le C/F CADUDAL, commandant l'école des fusiliers marins.

Cpl - VINAT Pierre - Badge 34 - Mle: 94 FN 42

Sgt - BRIAT Paul - Badge: 03 - Mle: 5201 FN 41






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- Raid sur Middelkerque Bains, nuit du 20 au 21 01 1944 ( Hardtack 26) Au moment de toucher terre le canot fut repéré par un bateau de défense côtière, ils purent rejoindre la MTB.

S/GT Major CHAUSSE Paul - Badge 65 - chef de raid - Mle 4810 FN 40 - Commandeur de la LH, Compagnon de la libération, CG 3 citations, CVM 2 citaions, CG Belgium, Chevalier de l'ordre de Léopold, Belgium.
Fuscos et D B F M 1953 - 1956

C/PL CABELLAN Jean. Badge 17 - Mle 428 FN 42 - (CG avec étoile d'argent)

C/PL CHAUVET Maurice, Badge 119 - Mle 538 FN 43 - (CG avec étoile d'argent et de bronze)

L/CPL LE RESTE Pierre. Badge 85, badge bis: 206 - Mle: 10435 FN 43
6
S/GT LOGEAIS Michel. Badge 69 - Mle: 10838 FN 40

S/GT NASSAU DE WARIGNY Rémy. Badge 27 - Mle: 433 FN 42

L/CPL REIFFERS Jean. Badge 116 - Mle 10001 FN 43 - (CG avec étoile de vermeil)

L/CPL ROUGIER Manus. Badge 108 - Mle: 5235 FN 40

WOODING - (Radio anglais)
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RAID sur WASSENAAR
TRÉPEL obtient des Anglais une seconde chance, un raid sur la côte hollandaise, où deux équipes britanniques avaient précédemment échoué. C’est le raid de Wassenaar, à 12 km au nord de La Haye. Opération entreprise le 27 février, puis remise au 28, le Capitaine Charles Trépel accompagné de cinq de ses hommes de la Troop 8, prirent place dans le canot de caoutchouc leur permettant de gagner le rivage depuis le Doris qui les avait amenés : on sait qu’il y a eu des bruits et des lueurs à terre, l’équipe du raid ne revint pas. Les corps furent retrouvés lors de la Libération de la Hollande, enterrés sommairement sous de fausses identités comme “Aviateurs de la RAF”. L’époque exaltante des raids prenait fin. Malgré toutes les recherches entreprises par les autorités anglaises et hollandaises, le mystère de leurs morts reste une énigme. Cette période de raids avait coûté à l’unité neuf morts, et quatre disparus purent rejoindre l’unité en 1945. Entre temps, il y a eu le 6 juin 1944 et la Libération du territoire. A l’endroit où périrent le Capitaine Trépel et ses compagnons, à la “Borne 91″ sur la plage de Wassenaar, un monument rappelle leur sacrifice.
Schweningen ( Hollande), nuit du 27 au 28 02 1944

C/ne TREPEL Charles - Badge 08 - Mle: 54454 Terre - (Tué et disparu le 28 02 1944 à Wassenaar ( Hollande)
École des fusiliers marins, cours du BE, session du 30 05 1988 au 31 10 1988, cours TREPEL. Citation portant nomination dans l'ordre national de la légion d'honneur à titre posthume. Le capitaine d'artillerie TRÉPEL Charles du 1 er BFMC: officier d'artillerie volontaire pour le BFMC a trouvé une mort glorieuse au cours d'un raid secret en Mars 1944 sur les côtes de Hollande. Évadé de France en 1942, volontaire pour toutes missions dangereuses, avait donné sa mesure dans des missions délicates menées avec maîtrise et succès. Soldat plein d'allant, a bien mérité de la patrie. Cette nomination comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme.
Le C/F LORIN, commandant l'école des fusiliers marins.

CABANELLA Roger - Badge 199 - Mle: 339 FN 43 - (Tué et disparu le 28 02 1944 à Wassenaar - Hollande)

DEVILLERS Fernand Eugène - Badge 197 - Mle 540 FN 43 - 10006 C 43 - Ex légionnaire ( 1941/43) Mle: 73025- (Tué et disparu le 28 02 1944 à Wassenaar, Hollande)

GUY René Henri - Badge 196 - Mle: 2589 T 35 - (Tué et disparu le 28 02 1944 à Wassenaar, Hollande)
HAGNEURE Jean Léon - S/M - Badge 195 - Mle: 467 C 36 - (Tué et disparu le 218 02 1944 à Wassenaar, Hollande)

RIVIERE Jacquelin Léon - Badge 198 - Mle: 10834 FN 40 - (Tué et disparu le 28 02 1944 à Wassenaar, Hollande)

L/CPL BOUGRAIN Etienne. Badge 83 - Mle: 10893 FN 42 - (Radio) en recueil, a rejoint la MTB

L/CPL GRINSPIN Félix. Badge 121 - Mle 508 FN 43 - en recueil, a rejoint la MTB
Le temps des raids



9000 hommes passeront aux opérations combinées et près de 300 opérations offensives ou de reconnaissance seront exécutées entre 1940 et 1945 par différents commandos de différentes nationalités.Les français furent près de 400 à être certifiés commando, beaucoup ne firent qu'un petit bout de chemin et rejoignirent les paras ou le BCRA parce que le combat ne venait pas assez vite.
- Cdo 3 et 4 , raid voctorieux aux îles Lofoten - Lay Force en Egypte - Raid sur Wagso - Débarquement au Spitzberg - Dieppe - Saint Nazaire - Bruneval - Bordeaux - Afrique du Nord - Madagascar - Birmanie - Sicile - Des Cdos norvégiens gagnent la bataille de l'eau lourde - Des belges iront en Yougoslavie - Les polonais conquèreront Monte Cassino - Un groupe des combined Ops ira en mer Noire instruire les russes.
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Puis ce sera le jour J, "D-DAY" le 06 06 1944 à Ouistreham
Le badge du 1er bataillon de Fusiliers Marins Commandos a été dessiné par un des volontaires de l'unité, le caporal Maurice CHAUVET. Évadé de France par l'Afrique du Nord et l'Espagne, Maurice CHAUVET a passé deux ans dans les prisons et le camp d'internement de Miranda de Ebro tristement célèbre où beaucoup de français libres auront séjourné avant de rejoindre Londres. Engagé aux FNFL, il est volontaire pour les commandos. Il est tout d'abord affecté à la "Troop 8" du capitaine Trépel au printemps 43, puis il participe à un raid sur la côte belge. A son retour il est affecté à l'état-major du bataillon. Dessinateur, on lui propose au début de l'année 44 de créer le badge du bataillon.Il présente un premier projet qui est refusé puis un second presque définitif. Seule une étoile dans la banderole de droite fait réagir l'amiral Muselier " on peut la confondre avec l'étoile rouge des russes ou la blanche des américains" dit-il. En fait Chauvet a voulu simplement placer là, l'étoile symbolique des corps francs ancêtres des commandos. Il met alors une seconde ancre de marine et l'insigne est adopté. Fabriqué par J R Gaunt à Londres, une série de 400 exemplaires tous numérotes fut livrée en Avril 44. Le N° 1 fut affecté au Cdt Kieffer et les numéros suivants jusqu'au 195 furent affectés aux Troops 1 et 8 et K Gun. Il est à noter que le commando Guezennec reçut le N° 177! La série de 239 à 336 fut destinée aux volontaires rejoignant l'unité après le 6 Juin. 44 furent attribuées à de hautes personnalités françaises et alliées. Le reliquat servit à remplacer les badges perdus par les hommes du bataillon. Ce badge était destiné à être porté sur le béret vert. Il suit la règle et la tradition britannique : il se porte à gauche et en tant qu'insigne d'unité se porte sur la coiffure et non sur la poitrine. Cette tradition demeurera au fil du temps.... L'insigne a été remis le 10 Mai 1944 au bataillon au cours d'une prise d'armes par l'amiral Thierry d'Argenlieu Commandant les forces navales de grande Bretagne (' ex F N F L)
DESCRIPTION : " Sur un écu de bronze, qui est la France, portant au centre le brick de l'aventure supporté par des vagues, surchargé d'un poignard commando, dirigé du canton senestre du chef au canton dextre de la pointe, et décoré d'une croix de Lorraine dans le canton dextre du chef. L'écu repose sur un ruban portant l'inscription " Premier Bataillon F.M Commando" ses deux extrémités repliées montrent deux petites ancres rappelant l'origine marine de l'unité."
Cet insigne a été repris en 1946 par les commandos marine, avec seulement un changement de dénomination dans la banderole. Ils portent toujours sur leur béret vert, à gauche, cet emblème venu de leurs anciens.


Les 177 français qui débarquèrent à Ouistreham le 06 06 1944 ( en réalité certains n'étaient pas français: REIFFERS ( luxembourgeois), les frères NEVEN ( belges), BRIAND (canadien), RICHEMONT (origine russe),
Otto ZIVOHLAVA (GAUTHIER J.) ( né autrichien), Dorfsman ( juif polonais)

Et ils ont vaincu........
Le pacha du N° 4 commando


(1) O / Major KIEFFER Philippe - Badge: 1 - Badge bis: 341 - Mle 113 FNFL 40 - Blessé le D DAY à Ouistreham, évacué le 8 Juin
Né le 24 10 1899 à Port au Prince ( Haïti ), décédé le 20 11 1962. Diplômé H E C (États Unis), engagé volontaire dans la marine ( à 40 ans), le 10 09 1939 - FNFL le jour de leur création: 01 07 1940:
-1942: constitution de la Troop 1
- 1943, trois Troops : 1, 8, K Gun.
Promu Capitaine de Corvette la veille du jour J, blessé deux fois ce même jour J
- Commandeur de la légion d'honneur
- Compagnon de la libération
- Croix de guerre 39-45, quatre citations
- Military Cross ( GB)
HQ:Headquaters:

(2) Captain: DE NAUROIS René Paulin. Aumônier)- Badge 396- (Evacué malade le 21 07 1944 à Bréville )
Né le 24 11 1906 à Paris - Licencié es-sciences mathématiques, licencié en lettres et théologie - 1931 service militaire: EOR école d'artillerie de Poitiers - Ordonné prêtre en 1936 - Résistance 1940 1942 - Espagne décembre 1942 - Londres 15 03 1943 et FFL avril 1943 - 1er BFMC mai 1944 - Jour J - Flessingue.
- Commandeur de la légion d'honneur
- Compagnon de la libération
- Croix de guerre 39-45 ( deux citations)
- Military Cross (GB)
- Officier de l'ordre national de la république islamique de Mauritanie


(3) Cpl/ CHAUVET Maurice. Badge 119 - Badge bis: 202 - Mle 538 FN 43 - Blessé le 10 06 1944 - ( CG étoile d'argent + CG étoile de bronze)
De Paris pour rejoindre Londres: 881 jours, entrecoupés de geôles vichystes, puis surtout franquistes ( 21 mois au camp de Miranda)
1943, FNFL, Troop 8 du Cpt Trépel ( a imaginé notre insigne)
Jour J : section de renseignements du Cdo Kieffer

(4) L/Cpl - DEVAGER Fernand. Badge: 25 - Mle: 5702 FN 41 - évacué malade le 29 07 1944 - rejoint le commando le 07 08 1944 - (CG étoile de vermeil)

(5) Cpl - GOURIOU Olivier. Badge 12, badge bis: 236 - Mle: 425 FN 42

(6) Sgt - HATTU Guy. Badge 46 - Mle: 75 FN 41 - malade le 07 07 1944 - rejoint son unité le 22 07 1944
Médical:


(7) Capt/ LION Robert. Badge 193 - Tué le D DAY, devant la villa "la rafale" à Ouistreham en portant secours à ROLLiN, balle dans le coeur: sniper- Mle 55533 Terre -
Résistant dès 1940 il s'évade de France pour rejoindre l'Afrique du Nord. Dénoncé il est enfermé pendant deux ans au camp d'Ifrane. Il réussit à rejoindre Londres et demande son affectation chez Kieffer. Au jour J, alors qu'il soigne Rollin, il reçoit une balle en plein coeur.
École des fusiliers marins, cours du CAT, 27 ème session du 01 06 au 19 11 2004, cours LION. Par décret en date du 21 10 1944, est nommé au grade de chevalier de la légion d'honneur le médecin capitaine Robert LION mort pour la France le 06 06 1944 à Ouistreham. Officier d'un grand charme et d'un dévouement sans limites, a fait preuve du plus grand courage le 06 06 1944 lors de l'attaque des positions fortifiées ennemies de Ouistreham par le 1 er BFMC, a suivi les troupes de choc, aidant et pansant les blessés. A été tué d'une rafale de mitrailleuses alors qu'il rampait vers une position avancée pour porter secours à un blessé. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme de bronze. Le C/F Pol Henri DESGRÉES du LOU, commandant l'école des fusiliers marins.


(8) L/Cpl BOILINGER ( BOLLORE) Gwenn Aël. Badge 147 - Mle: 199 FN 43
Pour rejoindre son frère René parti en 1942 en Angleterre, il vend son cheval pour affréter un bateau, il est accompagné de huit volontaires pour la France libre.

(9) L/Sgt BOUARFA Ouassini- Badge 129 - Blessé - Mle: 908 FN 43
Transmissions : ( En réalité, dispersés dans chaque unité)

(10) L/Cpl Bougrain Etienne. Badge 83 - Mle: 10893 FN 42

(11) Sgt BRIAT Paul.Badge 3 - Mle 5201 FN 41 - (Blessé par accident le 13 06 1944 Amfreville)- (CG avec étoile de bronze)


(12) L/Cpl COUTURIER Jean. Badge 155, badge bis: 215 - Blessé le 10 06 1944 à Ouistreham - Mle 14624 FN 43
École des Mousses à Brest en 1938 - Contre torpilleur Adroit (Narvik, Dunkerque), le 20 05 1940 il est coulé par les Stukas ( Hôpital de Cherbourg).
Juin 40, navire Algérie, puis école des sous-mariniers à Toulon- Embarquement sur le Casabianca.
- Londres - 1er Bataillon d'infanterie de l'air, breveté para à Camberley- rejoint les "bérets verts" à Whrexham puis Achnacarry - Commando 10 - N° 4 Commando Troop 8, stage radio à (School signalmen) - Ouistreham- Flessingue- Démobilisé à Belfort, anecdote: " un sous officier nous a réparti en groupes par ces mots: les français d'un côté, les Gaullistes de l'autre". Les tickets de rationnement n'étaient pas les mêmes que les autres, notre ration était divisée par 2 ...........
Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de guerre 4 citations dont deux de vermeil, Médaille de la résistance, Croix du combattant volontaire, Engagé volontaire 39-45, Médaille de la France Libre.

(13) L/Cpl DENEREAZ André. Badge 15 - Mle 177 FN 42 - (CG avec étoile d'argent)

(14) Cpl GADOU Robert. Badge 39, badge bis: 278 - Mle: 5821 FN 41

(15) L/Cpl GODARD Louis. Badge 148 - Mle 643 FN 43 - (CG avec étoile de bronze)

(16) Pvt GOUJON Léon. Badge 143 - Mle 1163 FN 43 - évacué malade le 20 06 44 à Amfreville, rejoint son unité le 15 08 1944, évacué malade le 17 08 1944 à Bavent - (CG avec étoile de bronze)

(17) L/Cpl LEGRAND Maxime. Badge 156, badge bis: 339 - Mle : 756 FN 42 - blessé le 11 06 1944 à Amfreville -(CG avec étoile d'argent)

(18) Cpl RICHEMONT Henri. Badge 32 - Mle: 446 FN 42

(19) L/Sgt MOAL Jean. Badge 113 - Mle: 14511 FN 43

(20) Cpl LAFFONT Jean. Badge 82 - Mle: 10448 FN 43 - Le 30 12 1996, Jean LAFFONT s'est éteint paisiblement dans son sommeil à St Renan. En 1936, il s'engage dans la marine, il obtient son brevet de timonier et servira sur le Courbet et le Suffren. Le 05 07 1943, d'Alexandrie, il rejoint la France Libre. En Juin 1943 il est volontaire pour servir aux commandos en Angleterre. Il rejoindra la Troop 8 du Lt TRÉPEL. Ses connaissances le désigne pour faire partie de l'équipe radio. Le 06 06 1944, il débarque en Normandie avec le N° 4 commando, il fera toute la campagne sans une blessure. Au cours d'une incursion en territoire ennemi, il recueille et ramène un jeune normand de 17 ans, laissé pour mort:celui-ci saigne mais sera définitivement rétabli. Il participe ensuite à toute la campagne de Hollande qui a suivi la prise de Valcheren. Nommé S/M en 1945, il décide de faire carrière dans la marine. Il sera instructeur au centre Siroco. De 1948 à 1950, il servira à Marine Madagascar. Après une affectation à Hourtin, il rejoint le commando Montfort en Indochine jusqu'en 1953. Après un séjour à Brest, il sera détaché à l'État-Major de Diégo-Suarez de 1955 à 1957. Titulaire de la médaille Militaire, de la croix de guerre avec 5 citations, en 1959, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. Notre camarade Jean LAFFONT était pour tous "Le petit Laffont", doué d'une grande gentillesse et d'une discrétion rare.
Transport:

(21) Sgt NASSAU de WARIGNY Rémy . Badge 27 - Mle: 433 FN 42
Citoyen américain et français libre surnommé " Pull-Trou"

(22) Cpl RICHEN Pierre. Badge 79, Mle 10860 FN 40
(S/M fusilier de la compagnie Jaubert) a été tué en opération le 23 10 1947 à Khoan Bo (Indochine).
École des fusiliers marins, cours de BE, session du 15 04 1972 au 15 08 1972, cours RICHEN. Citation à l'ordre du corps d'armée à titre posthume décernée au S/M fusilier: RICHEN Pierre. S/M d'élite, s'est fait remarquer au cours des opérations d'octobre 1947, s'étant embarqué avec sa section sur le LCM "D" en protection d'un convoi fluvial violemment attaqué par les adversaires à Kho An Bo, au canon et aux armes automatiques a été mortellement blessé par un projectile de 75 au moment où il se préparait à débarquer sous le feu à la tête de son groupe. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre des T O E avec palme. Le C/F FUZEAU, commandant l'école des fusiliers marins.

(23) Cpl ROUX Robert. Badge 81, badge bis: 231, badge ter: 209 - Mle 10453 FN 43 - blessé le 10 06 1944 - (CG avec étoile d'argent)

(24) L/Sgt PAILLET Georges. Badge 80 - Mle: 10655 FN 40
TROOP 1

(25) Lt/O VOURCH Guy - badge 36 - Mle 52822 Terre - Blessé le D DAY à Colleville sur Orne - (CG avec étoile de vermeil)

(26) L/Cpl ALLAIN André. Badge 21 - Mle: 2396 FN 42

(27) Cpl AUTIN André - Badge 22 - Mle: 6649 FN 42 - (CG avec étoile d'argent)


(28) L/Cpl BEGOT Louis. Badge 44, badge bis: 386 - Mle: 7535 FN 41 - (Fait partie des "gueules cassées")

(29) L/Cpl BEUX Bernard. Badge 31 - Mle: 4908 FN 40 - Blessé

(30) Sgt BOCCADOR Pierre Jean-Charles. Badge 18 - Mle: 606 FN 42

(31) L/Cpl BOUCHARD Georges. Badge 142 - Mle: 5477 FN 41 - (Blessé le D DAY à Ouistreham et le 07 08 1944 à la TROOP 8) - (CG avec étoile de bronze)

(32) L/Cpl BOUILLY Jean. Badge 176 - Mle: 5325 FN 41 - (CG avec étoile de bronze)

(33) L/Cpl BOURRET André. Badge 124 - Mle: 190 FN 42

(34) Sgt BUCHER Roger. Badge 28 -Mle 240 FN 42 - Blessé le D DAY à Colleville sur Orne, continue le combat - (CG avec étoile de bronze)

(35) Cpl CABELLAN Jean. Badge 17, badge bis: 223, badge ter: 293 - Mle:428 FN 42 - Blessé le D DAY à Colleville sur Orne (CG avec étoile d'argent)

(36) Cpl CASALONGA Laurent Pierre Ignace François, né le 05 06 1923 à San Sébastien, Espagne - Badge 13, badge bis: 201 - Mle 429 FN 42 - Blessé le D DAY à Colleville sue Orne, rejoint le commando le 07 08 1944, écacué malade le 27 08 1944 - (CG avec étoile de bronze)
Londres : 21 06 1940 - 01 07 1940: école des cadets de la France libre ( Gl de Gaulle), avril 1941: démissionne et rejoint Kieffer - Avril 1942 : N° 2 commando et N° 10 commando - Matricule 1429 FNFL 42
Juillet 1943 : commando 12 ( Small scale raids) - Octobre 1943 retour au commando français ( missions raids et sondages) - Jour J ( LCI S 527)- Octobre 1944 : Belgique - Novembre 1944 : Flessingue ( île Walcheren)

(37) Pvt CORBIN Maurice. badge 190, badge bis: 337 - Mle: 1337 T 42

(38) L/Cpl DECHAMBOUX René. Badge 145 - Mle: 68 FN 43

(39) L/Cpl DERRIEN Marcel. Badge 53 - Mle: 328 FN 43 - Blessé

(40) Sgt DUMENOIR Raymond. Badge 7 -Mle 736 FN 40 - Tué le D DAY sur la plage de la Brèche de Colleville Montgomery: balle dans le ventre.
Ecole des fusiliers marins, cours du CAT 3 ème session du 29 03 1999 au 24 09 1999, cours DUMENOIR. Décret du 21 10 1944, est décoré de la médaille militaire à titre posthume: DUMENOIR Raymond du 1er BFMC. Officier marinier de grand dévouement, très aimé de ses chefs et de ses hommes est tombé mortellement atteint lme 06 06 1944 à la tête de sa sous-section. Est resté grièvement blessé sur la plage sans pouvoir recevoir de soins et est mort des suites de ses blessures le même soir sans proférer une plainte. La présente citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme et étoile de bronze. Le C/F Bruno de ZÉLICOURT, commandant l'école des fusiliers marins.

(41) L/Cpl FAGOU Georges. Badge 146 - Mle: 200 CAS 43


(42) WO 1 FAURE Hubert. Badge 134 - Mle 1149 FN 43 - évacué malade le 07 07 1944 - rejoint le commando le 18 08 1944( CG avec palme)

(43) L/Cpl FLESCH Raymond. Badge 153 - Mle 66 FN 43 - Tué le D DAY, sur la plage de la Brèche de Colleville Montgomery (CG avec étoile de bronze)
École des fusiliers marins, cours du CAT, 35 ÈME session du 07 09 2005 au 17 02 2006, cours MLOT FLESCH. Le vice-amiral Lemonnier, chef d'état-major général de la marine, commandant les forces maritimes et l'aéronavale cite à l'ordre du corps d'amée à titre posthume le matelot Raymond FLESCH. Volontaire pour les commandos, a été mortellement blessé le 06 06 1944 sur la plage de Ouistreham alors que sa Troop attaquait les défenses côtières allemandes, est mort sans proférer une plainte. Cette citation comporte l'attibution de la croix de guerre avec étoile de bronze.

(44) L/Cpl FROMAGER Marcel. Badge 127, badge bis: 213, badge ter: 295 - Mle 642 FN 42 - ( Blessé le D. DAY à Ouistreham, rejoint le Cdo le 15 08 , évacué malade le 25 08 1944 )- (CG avec étoile de bronze)

(45) L/Cpl GABRIEL Roland. Badge 41 - Mle 4912 FN 40 - blessé le 11 06 1944 à Amfreville-Écardes -(CG avec étoile de vermeil)

(46) C/pl GARRABOS Fernand. Badge 123 - 68 FN 42 - blessé le 11 06 1944 à Amfreville - (CG avec étoile de vermeil)


(47) Cpl GAUTHIER Jean (ZIVOHLAVA Otto). Badge 16 - Ex légionnaire - Mle: 10887 FN 40

(48) L/Cpl GUILLOU Guillaume. Badge 49 - Mle: 215 FN 43

(49) Sgt HORNY Joseph. Badge 74, badge bis: 203 - Mle: 5899 FN 40

(50) Cpl KERMAREC Jean. Badge 11, badge bis: 281, badge ter: 287 - Mle: 427 FN 42

(51) Cpl LAHOUZE Marcel. Badge 33, badge bis: 200 - Mle: 427 FN 40

(52) Sgt LANTERNIER Louis. Badge 9 - Mle 1578 FN 40 - (CG avec étoile de vermeil)

(53) Sgt/Major LARDENNOIS Abel. Badge 137 - Mle 1166 FN 43 - (CG avec étoile de vermeil)

(54) Sgt LAVENTURE Joseph- Mathurin. Badge 139 - Mle: 10533 FN 41 - Blessé

(55) Cpl Le GOFF Jean. Badge 191 - Mle: 214 FN 42

(56) L/ Cpl Le MORVAN Raymond Georges. Badge 43 - Mle 762 FN 40 - (CG avec étoile de bronze)
Né le 15 01 1922 à Paris, engagement dans la France Libre: Septembre 1940

(57) L/Sgt Le NAOUR Joseph. Badge 75 - Mle: 10502 FN 40

(58) L/ cpl LEOSTIC Roger. Badge 30 - Blessé le D DAY à Ouistreham- 442 FN 40- (CG avec étoile d'argent)

(59) Cpl LOSSEC René, Jean François - Badge 10 - Mle: 423 FN 42 - Décédé le 24 05 2008

(60) L/Cpl MADRIAS Roger. Badge 57 - Mle 10163 FN 41 - évacué malade le 02 08 1944, rejoint son unité le 09 08 1944 - (CG avec étoile de vermeil)

(61) Cpl MAGY Félix. Badge 35, badge bis: 211 - Mle 4801 FNF 41 - Blessé le 11 06 1944 à Amfreville - (CG avec étoile de bronze)


(62) L/Cpl MASSON Jean Camille Joseph. Badge 144, badge bis: 218 - Mle: 1610 T 41 - Blessé

(63) 2/Lieut MAZEAS Jean - Badge 37 - Blessé le D DAY à Colleville sur Orne - Mle 5746 FN 40 - (CG avec étoile de vermeil)


(64) L/Cpl MEUDAL Yves. Badge 59 - Mle: 287 FN 43

(65) Sgt de MONTLAUR Guy de VILLARDI ( Comte). (Sorbonne, académie Julian, corps francs en 1940) - Badge 45 - Mle 9 FN 43 - (LH , CG avec étoile de vermeil) - (Blessé le 01 11 1944 à Walcheren)


(66) L/Cpl NEVEN Antoine. Badge 62 - Mle: 10002 FN 43

(67) Pvt NEVEN Jean. Badge 189, badge bis: 225 - Mle 10023 FN 43 - Tué en Hollande - (CG avec étoile de vermeil)

(68) L/ Cpl NICOT Joseph. Badge 42 - Mle: 5372 FN 41

(69) L/Cpl NIEL Marcel. Badge 54, badge bis: 280 - Mle: 5278 FN 41

(70) L/Cpl PERONE Jean. Badge 149 - Mle: 10401 FN 40


(71) L/Cpl PIAUGÉ Robert. Badge 48, badge bis: 212 - Mle: 5442 FN 40 - Blessé - Robert PIAUGÉ dit "Boby", figure emblématique du N° 4 commando nous a quittés le 07 01 1998, ses obsèques ont été célébrées en l'église de Ouistreham. Il est né en 1920 et dès le début des hostilités, en 1939, fera preuve d'un grand patriotisme en s'engageant immédiatement dans l'armée de terre, il est affecté au Liban où il apprend la débâcle de nos armées. Il entend le discours du Général De GAULLE le 18 06 1940 et n'acceptant pas la défaite, il réussit à s'évader et à rejoindre les forces navales françaises libres à Londres. Il s'engage en qualité de matelot fusilier. Il est embarqué sur différents navires qui participent aux durs combats dans la Manche. Il veut combattre l'ennemi de plus près et participer dès les premiers jours à la libération de la patrie. En Avril 1943, il rejoint le 1er B F M C. En vue des prochains combats, cette petite unité française est intégrée à la brigade commando sous les ordres du prestigieux Lord LOVAT. Le 06 06 1944, à l'aube, Robert PIAUGÉ avec ses 176 camarades débarque à Colleville sous le feu violent de l'ennemi. Les combats se poursuivent avec violence pour la libération de Ouistreham. Robert PIAUGÉ est très grièvement blessé sur tout le corps. Evacué et soigné en Grande-Bretagne, il insiste pour rejoindre le petit nombre de ses camarades qui luttent dans les tranchées autour des communes avoisinantes. Il revient le 07 08 1944, mais ses blessures s'aggravent, il est renvoyé immédiatement pour hospitalisation. Le patriotisme et le courage du Q/M fusilier Robert PIAUGÉ ont été récompensés par les principales décorations suivantes: Chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de guerre avec citation à l'ordre de l'armée, Médaille de la résistance, Croix du combattant volontaire, Croix du combattant, Médaille des blessés. Cher Robert PIAUGÉ, au paradis des braves, tu as rejoint tes camarades de combat.

(72) L/Cpl PICOU Guy. Badge 14 - Mle 5850 FN 41 - blessé le 15 08 1944 à Bois de Bavent - CG avec étoile de vermeil)

(73) Lieut PINELLI Jean. Badge 2, badge bis: 343 - Blessé le D DAY à Colleville sur Orne - Mle 994 FN 40 - (CG avec étoile de vermeil)

(74) L/Cpl POLI Nicolas. Badge 61 - Mle: 238 FN 43

(75) L/ Cpl QUENTRIC Yves - Badge 58, badge bis: 210 - Mle: 213 FN 43

(76) Cpl QUERE Pierre. Badge 125, badge bis: 342, ter: 356 - Mle: 38 FN 42 - Blessé en Normandie, en Hollande et en Allemagne - né le 28 09 1921 au Havre, décédé en 1976 à Marseille- mécanicien dans la marine marchande - 4 ème commando S A S - Croix de guerre, médaille de la résistance, médaille des blessés.


(77) L/Cpl RAULIN Marcel. Badge 23 - Mle: 5394 - 40

(78) L/Cpl RENAULT Emile. Badge 55 - Mle: 203 FN 43 - Tué le D DAY, boulevard d'Angleterre à Ouistreham: obus de mortier en pleine poitrine.


Barcelone, 01 03 1943 Au N° 4 commando
(79) L/Cpl ROLLIN Paul. Badge 120 - Tué le D DAY, devant la villa "La Rafale" à Ouistreham d'une balle en pleine tête, il avait 18 ans) - Mle 492 FN 43 - (CG avec étoile de bronze)-

(80) Cpl ROPERT Georges. Badge 19 - Mle 422 FN 42 - évacué malade le 27 06 1944 - (CG avec étoile de bronze)

(81) Pvt ROUSSEAU Jean. Badge 186 - Mle: 5857 FN 41 - Tué le D DAY, sur la plage de Colleville Montgpmery

(82) Cpl RIEPPE Yvon. Badge 150 - ( Tué à Walcheren) - Mle 1129 FN 43 - (CG avec étoile d'argent)

(83) Cpl SCHERER Georges. Badge 29 - Mle: 6299 FN 41

(84) Cpl SIMON Jean. Badge 6 - Mle 37 FN 40 - (CG avec étoile de bronze)

(85) Cpl TANNIOU Pierre. Badge 4, badge bis: 108 - Mle 5235 FN 40 - évacué malade le 21 08 1944 - (CG avec étoile d'argent)

(86) Cpl VINAT Pierre. Badge 34 - Mle: 94 FN 42 - Mort le 11 06 1944 à la Basse Écardes (Amfreville), éclat d'obus de mortier dans le foie.
École des fusiliers marins, cours du B E , 259 ème session du 14 03 1994 au 22 07 1994, cours VINAT. Ayant rejoint le BFMC le 09 09 1942, le Q/M infirmier VINAT Pierre demande à débarquer le 06 06 1944 les armes à la main en tant que fusilier marin commando. Affecté à la première section de la Troop 1, il meurt au champ d'honneur le 11 06 1944 près d'Amfreville le 11 06 1944 lors de l'attaque de la 21 ème SS Panzer. Il est cité à l'ordre du corps d'armée de la croix de guerre 39-45 avec étoile de vermeil décernée à titre posthume. L'ordre du 04 02 19?? lui concède la médaille militaire. Le C.F CADUDAL, commandant l'école des fusiliers marins.


(87) L/Cpl VINCENT Michel. Badge 56 - Blessé le D DAY à Saint Aubin d'Arquenay - Mle 239 FN 43 - (CG avec étoile d'argent)
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